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Etat des eaux superficielles et souterraines : parution des résultats 2009

Actualité du 14/12/10

couverture plaquette

L’Agence de l’eau diffuse une brochure sur les résultats 2009 du programme de surveillance de l’état des eaux superficielles et souterraines des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse. Deux nouveautés dans cette édition : l’état des eaux côtières et de transition et l’estimation des flux apportés par le Rhône à la Méditerranée.

Comme les cours d’eaux, les lacs et les eaux souterraines, les eaux côtières et les eaux de transition du littoral méditerranéen font partie du suivi de la qualité des eaux de nos bassins. 2009 marque la 1e année d’interprétation et de diffusion des données sur ces milieux littoraux suivis dans le cadre du programme de surveillance de la Directive Cadre sur l’Eau.

Forte dégradation des lagunes

Les premiers résultats indiquent qu’une masse d’eau côtière sur deux, et notamment celles proches des grandes agglomérations côtières (Fos, Marseille, Nice mais aussi Porto Vecchio ou encore Bonifacio), se caractérise par un ou plusieurs éléments de qualité biologique en mauvais état. C’est notamment le cas pour l’herbier de posidonie. Quant à l’état chimique, 20 % de masses d’eau sont en mauvais état. Le bilan est beaucoup plus sévère pour les eaux de transition : exceptée la partie marine du delta, toutes les lagunes de Méditerranée présentent un ou plusieurs éléments de qualité biologique dégradés à très dégradés, ce qui confirme la nécessité de démarches soutenues et de longue durée pour ces milieux fragiles.

Vigilance sur les apports du Rhône à la mer

La préservation des eaux littorales repose également sur la connaissance des apports en contaminants du Rhône à la mer. C’est tout l’objet des nouveaux équipements de la station du Rhône à Arles installée dans les locaux de Voies Navigables de France. Grâce au suivi des débits (Compagnie Nationale du Rhône), des teneurs de matières en suspension (Centre d’Océanologie de Marseille) et des concentrations en micropolluants sur ces deux supports notamment pendant les épisodes de crue (phénomène pouvant impacter très fortement le transport des contaminants particulaires), une estimation des flux est possible. Il en ressort pour les années 2008 et 2009 la prépondérance des flux de métaux parmi lesquels le titane et le baryum naturellement présents dans l’environnement, mais aussi le zinc et le plomb : deux substances correspondant en revanche à des pollutions d’origine anthropique et requises pour l’évaluation des états chimique et écologique. En moindre proportion mais non négligeables pour autant, peuvent être cités les flux de pesticides et de HAP(1), évalués respectivement à 210 et 60 tonnes pour les flux dissous(2).
Concernant les PCB, la somme des flux sur 2008-2009 s’élève à près de 0,4 tonne soit 0,002% des flux particulaires mesurés.

(1) HAP : Hydrocarbures aromatiques polycycliques (origines : cheminées et fours à bois domestiques, incinérateurs d’ordures ménagères, transport automobile….)

(2) Analyses sur eau brute.

 Téléchargez la brochure.

 

 

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