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Témoignage - L'exemple du bassin de la Mare

Photo du Bassin de la Mare
Dans le bassin de la Mare, les règles du partage de l'eau ont été repensées par les acteurs de l'eau.

C'est une démarche exemplaire qui devrait, à terme, être étendue aux autres affluents de l'Orb (Hérault) : dans le bassin de la Mare, affecté par des étiages de plus en plus sévères, la concertation entre tous les acteurs a permis d'engager l'élaboration d'un plan de gestion concertée de la ressource.

La Mare, située en tête du bassin versant de l'Orb, souffre régulièrement d'étiages sévères, facteurs de désordre écologiques dont la mortalité piscicole est un symptôme parmi d'autres. En cause, des prélèvements qui n'ont cessé de croître pour satisfaire notamment l'irrigation agricole et les besoins en eau potable. Certaines conditions particulières (sécheresse, canicule) rendent ponctuellement le problème encore plus crucial.

Diagnostic, concertation et mobilisation des usagers locaux

“Pour faire face à cette situation, explique Laurent Rippert, directeur du Syndicat mixte de la Vallée de l'Orb*, nous avions un travail de diagnostic à réaliser, que nous avons entamé à partir de 2003. Mais, simultanément, il nous fallait mobiliser les collectivités, agriculteurs, syndicats de rivière, autres usagers de l'eau… pour identifier la source des problèmes et imaginer des solutions combinant respect du milieu et satisfaction des usages.”
Après des opérations de restauration physique de la rivière et de ses abords et la mobilisation des communes riveraines pour l'amélioration de leurs systèmes d'assainissement (pourvoyeurs potentiels de pollution), la question centrale de la gestion quantitative de la ressource en eau a été abordée : “Notre premier objectif a porté sur l'optimisation du rendement des réseaux d'eau potable, avec des recherches de fuites sur tout le territoire. En parallèle, un travail de concertation avec les agriculteurs a débouché sur des travaux permettant de limiter les pertes dans les canaux d'irrigation, et sur l'instauration de “tours d'eau” régulant les prélèvements dans le temps.”
Très fortement soutenue par l'agence de l'eau, cette démarche a requis un important travail d'animation afin de sensibiliser les différents acteurs et d'accompagner, voire d'arbitrer leurs débats.

Une solidarité amont-aval

“Le plan de gestion de la ressource n'est pas encore finalisé. Mais nous en avons posé les bases essentielles. Nous avons pu déterminer des valeurs de débit minimal de la rivière pour le maintien de son bon état écologique. Et sur cette base, acceptée par tous les acteurs, les règles du partage de l'eau ont été repensées, construites et écrites avec eux.”
“Un tel plan de gestion, parce qu'il implique toutes les personnes concernées, a bien plus de poids qu'un arrêté préfectoral, conclut L. Rippert. L'eau n'est plus considérée comme une contrainte réglementaire de plus mais comme un outil de développement du territoire.”
Cette approche va maintenant être étendue à tout le bassin de l'Orb.

* La démarche implique également le Syndicat mixte d'aménagement du bassin de la Mare, la DDAF de l'Hérault et l'agence de l'eau.

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