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La réduction de la pollution par les eaux pluviales

La maîtrise des eaux pluviales constitue un enjeu pour de nombreuses collectivités. Car s’il est relativement facile de prévoir les volumes d’eaux usées domestiques rejetés dans les réseaux d’assainissement, il en va différemment des eaux pluviales dont les brutales variations de débit provoquent des inondations et des déversements d’eaux usées non traitées dans les milieux. L’augmentation de l’imperméabilisation des villes ne fait que renforcer ces phénomènes.

La bonne gestion des eaux pluviales est d’autant plus importante qu’un usage sanitaire se situe à l’aval. De fortes pluies mal appréhendées, peuvent conduire à l’arrêt d’exploitation d’une zone conchylicole, à la fermeture temporaire ou définitive d’une zone de baignade…

Le 18 octobre 2012, la cour de justice de l’Union européenne a condamné le Royaume-Uni pour non-respect des objectifs de la directive Eaux Résiduaires Urbaines (91/271/CE). C’est la première condamnation d’un pays européen visant des rejets excessifs d’eaux usées non traitées au niveau de déversoirs d’orage bien qu’à l’aval la qualité du milieu soit bonne au regard des critères de la directive baignade (2006/7/CE).

Le plan d'assainissement national 

L’État français, avec le plan Borloo 2007-2011, a mis beaucoup de moyens pour résorber le retard pris dans l’équipement des stations de traitement des eaux usées et ainsi éviter une condamnation à la France.

S’attachant à reprendre les facteurs de réussite du plan Borloo, l’État français a lancé un nouveau plan assainissement 2012-2018 pour mettre en conformité les systèmes de collecte vis-à-vis de la DERU et prévenir tout risque de contentieux. Cela se traduit par :

  • la vérification de la bonne prise en compte des évènements pluvieux dans le dimensionnement des réseaux de collecte et des stations de traitement des eaux usées,
  • l'amélioration des rejets des systèmes de collecte pour protéger les zones conchylicoles et de baignade lorsqu’ils sont à l’origine de leur dégradation.


Pour éviter les débordements, les collectivités interviennent sur les réseaux unitaires (construction de bassins d’orage, mise en séparatif des réseaux…). L’eau de pluie est collectée et est soit renvoyée à la station de traitement des eaux usées à débit régulé, soit rejetée directement au milieu récepteur.

Certaines collectivités changent leurs pratiques pour éviter de collecter voire de traiter de l’eau de pluie considérée comme « propre » à l’endroit où elle tombe. Les techniques mises en œuvre sont des techniques dites alternatives (noues, puits d’infiltration, structures réservoirs, toitures stockantes…). Ces techniques présentent plusieurs avantages.

  • Elles permettent de réduire les apports d’eau dans les réseaux et à la station de traitement des eaux usées.
  • En s’infiltrant à l’endroit où elle tombe, l’eau de pluie ne se charge pas en polluants et contribue à recharger les nappes.
  • Il existe également un intérêt financier pour les collectivités, ces techniques coûtant souvent moins cher en investissements et en entretien.

 

Les moyens d'intervention de l'agence de l'eau

Concernée directement par le volet financier, l’agence de l’eau a mis en place des mesures incitatives :

ECOPASS - ISO 14001 - ISO 9001

Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse • 2-4 allée de Lodz • 69363 Lyon Cedex 07
tél : 04 72 71 26 00 • fax : 04 72 71 26 01