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La protection des aires d'alimentation de captages en eau potable

Photo d'un captageLa dégradation des ressources en eau par les pollutions diffuses, essentiellement par les nitrates et les pesticides, affecte l’approvisionnement en eau potable. C’est un enjeu de santé publique.
Restaurer la qualité des eaux brutes des captages à l’échelle de leurs aires d’alimentation est une priorité nationale pour assurer une eau potable de qualité et limiter au maximum le recours au traitement avant distribution de l’eau.

 

Repères

Il est estimé que 8 % de la population du bassin Rhône-Méditerranée est alimentée par une eau dont la teneur en pesticides ou nitrates ne respecte pas en permanence les exigences sanitaires.

 

Les objectifs de restauration de la qualité de l'eau des captages sur le bassin Rhône-Méditerranée

  • Une liste de captages « prioritaires », établie dans chaque département et inscrite dans le SDAGE 2010-2015, recense 210 ouvrages d’eau potable qui doivent faire l’objet de programmes de lutte contre les pollutions conformément aux exigences européennes (sur environ 12 000 captages que compte le bassin). 2 millions d’habitants, sur les 14 millions d’habitants du bassin Rhône-Méditerranée, sont concernés par ces captages.
 

Comment restaurer la qualité de l’eau aux captages ?

Tous les captages d’eau potable doivent bénéficier d’une procédure réglementaire de protection visant notamment les pollutions ponctuelles et accidentelles: délimitation des périmètres de protection des captages, réalisation des travaux nécessaires à la protection du captage, création de servitudes sur les usages du sol.

Pour les captages où il faut restaurer la qualité des eaux, cette protection réglementaire doit être complétée par un programme de restauration de la qualité de l’eau.

Certaines actions du programme de restauration doivent se faire sur l’ensemble de l’aire d’alimentation du captage, comme supprimer les pollutions ponctuelles par les pesticides lors du remplissage et du lavage des pulvérisateurs, ou lancer des opérations « zéro pesticides » avec les communes ou les gestionnaires de route.

D’autres doivent se concentrer sur des parties de l’aire d’alimentation, comme le changement de pratiques agricoles en vue de réduire les pollutions diffuses liées aux cultures. Concrètement, les changements des pratiques agricoles par le biais des mesures agro-environnementales et la maîtrise foncière sur les terrains les plus à risques, sont les deux principaux moyens utilisés pour restaurer la qualité des eaux brutes.

Les actions doivent être définies en concertation avec tous les acteurs du terrain concernés. Il s’agit de mettre en place un projet territorial visant des objectifs partagés.

 

Les moyens mis en œuvre par l’agence de l’eau

L’accompagnement des acteurs de terrain

Dans la mise en œuvre de cette démarche, l’agence accompagne l'État, sensibilise et motive les collectivités, finance les études préalables, l’animation de la démarche sur le terrain et les actions de restauration.

Des taux d’aide bonifiés

Afin de lever les principaux facteurs de blocage et favoriser au maximum l’engagement des démarches, l'agence a bonifié ses aides.

Des redevances

Définies selon une logique incitative, ces redevances visent à limiter les pollutions diffuses, essentiellement les nitrates et les pesticides.

La mise en place de partenariats

Afin de favoriser le recours aux solutions de maîtrise foncière, un partenariat est en place avec les SAFER et formalisé par la signature de 4 conventions régionales, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté, en PACA  et en Occitanie.

ECOPASS - ISO 14001 - ISO 9001

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