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Vous favoriserez ainsi le développement de la biodiversité (flore, insectes, etc.). Vous pourrez l'alimenter avec l'eau de toiture.

Construction de digues, bétonnage des berges ou coupure de méandres, implantation de barrages… les aménagements sur les milieux aquatiques perturbent leur fonctionnement naturel, garant du bon état des eaux.
L’altération physique des cours d’eau a en effet pour conséquence la dégradation de leur qualité biologique.
La restauration du fonctionnement naturel des cours d’eau est une priorité, récemment réaffirmée par le Grenelle de l'Environnement.
Repères
Deux tiers des cours d’eau du bassin Rhône-Méditerranée n’atteignent pas le bon état écologique du fait des aménagements réalisés.
Le Grenelle de l’Environnement fixe aux agences de l’eau l’objectif national de restauration de la continuité écologique des cours d’eau (Trame bleue) par l’effacement d’ouvrages qui font obstacle à cette continuité et qui n’ont plus d’usage avéré (estimés à 50 000 en France). Sur le bassin Rhône-Méditerranée, le nombre de ces ouvrages à rendre franchissables est estimé à environ 200 par an.
Plus largement, 40 bassins sont identifiés comme prioritaires en matière de restauration physique : l’atteinte du bon état d’ici 2012 semble en effet conditionnée par la restauration de leur fonctionnement hydromorphologique.
Treize sous-bassins font aujourd’hui l’objet de programmes de restauration physique. La complexité et le coût des opérations de restauration rendent leur aboutissement difficile, mais les expériences menées récemment laissent augurer des perspectives encourageantes dans les années à venir.
Comment restaurer le fonctionnement naturel d'un cours d'eau ?
Cela revient à agir sur le fonctionnement hydromorphologique du cours d'eau, c’est-à-dire sur les relations dynamiques entre d’une part, le fond (sédiments) et les caractéristiques hydrauliques du cours d’eau (énergie de l’eau), et d’autre part, sa forme (morphologie des lits, des berges).
Pour répondre à l’objectif de rétablissement des possibilités de circulation des organismes aquatiques fixé par le Grenelle, l’Agence a augmenté ses taux d’aide aux travaux et aux actions éligibles menées dans le cadre de démarches contractuelles (telles que les opérations de reconnexion des zones humides du lit majeur).
Définies selon une logique incitative, ces redevances visent à limiter les pratiques susceptibles de modifier le fonctionnement naturel des cours d’eau et leur écosystème.
Pour accompagner les différents acteurs de la restauration physique des cours d'eau dans le bassin, l'Agence développe également un ensemble d'outils scientifiques et méthodologiques.
Ainsi sur le plan des connaissances, d’ici 2011, les données seront disponibles pour chaque masse d'eau : en matière de caractéristiques géomorphologiques (pente, style fluvial, énergie, lit majeur, lit mineur…), de pressions physiques (ouvrages, rectifications, aménagements…) et d'altérations qu’elles engendrent (incision du lit, colmatage…).
Pour l’aide à la mise en œuvre et au suivi des opérations de restauration physique, plusieurs guides sont en cours d'élaboration :
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