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Témoignage - Récréer trois méandres sur une portion de la Veyle (01)

Photo des travaux de renaturation de la Veyle
Travaux de renaturation de la Veyle en amont du moulin de Geai, sous mâitrise d'ouvrage du Syndicat Mixte Veyle Vivante. Coût : 200 000 €, financé à 50 % par l'Agence de l'eau et 30 % par la Région.
De moulins en méandres…
 

Une opération-pilote a récemment permis de reméandrer un tronçon du lit de la Veyle (Ain) en amont d'un ancien moulin. Objectif : améliorer la qualité du cours d'eau.

“La Veyle naturelle, on ne sait pas vraiment ce que c'est !” explique Julien Corget, chargé de mission du contrat de rivière. “Il faut dire qu'avec encore près de soixante moulins sur les cent que comptait la rivière au XIXe siècle, le cours d'eau demeure largement artificialisé.”
Si la Veyle a su au fil du temps s'adapter à ces aménagements, l'abandon des activités de meunerie conduit aujourd'hui le Syndicat Mixte Veyle Vivante à s'interroger sur le devenir des ouvrages (vannes, seuils et moulins) et sur l'opportunité d'en démanteler certains et de “renaturer” la rivière.

Redonner une dynamique d'écoulement favorable pour la vie aquatique

C'est ainsi qu'une première opération-pilote a été conduite au Moulin de Geai, dont la vanne s’était ruinée voici plusieurs dizaines d’années. Elle a consisté à recréer trois méandres en amont, sur une portion où la Veyle se présentait sous la forme d'un canal rectiligne, large et peu profond. “La création de méandres et le rétrécissement du fond du lit par l'évasement des berges, mais aussi les plantations réalisées sur les rives ont permis de redonner une dynamique d'écoulement favorable à la vie aquatique”, poursuit J. Corget.

Satisfaire préoccupations environnementales et patrimoniales

La question se pose toutefois du traitement à réserver à l'ensemble des ouvrages  présents sur le cours d’eau. “Le caractère de « rivière à moulins » de la Veyle constitue un réel patrimoine. Démanteler tous les ouvrages est ainsi peu envisageable, et pas forcément pertinent sur un plan écologique, car ces aménagements vieux de plusieurs siècles ont permis de créer des milieux humides intéressants (prairies humides, réseaux de fossés en eau…).”
Après réflexion et débat, c'est une solution mixte, susceptible de satisfaire à la fois des préoccupations écologiques et patrimoniales, qui se dessine. “Sur la basse Veyle, poursuit J. Corget, on s'orienterait plutôt vers une préservation des vannes pour conserver un faciès de « rivière à moulins » et le caractère écologique particulier qui lui est lié. Sur le cours moyen et les affluents, en revanche, le démantèlement des vannes et la renaturation de la rivière sont plus appropriés pour retrouver des linéaires à écoulements libres, plus en adéquation avec leur potentiel naturel”.
D'ici 2012, le Syndicat souhaite concrétiser six opérations : trois effacements de seuils pour réouvrir la continuité des cours moyens, et, en aval, trois réfections de vannes, qui comprendront une dimension de restauration écologique.

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