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Les substances dangereuses

Industriels, agriculteurs mais aussi particuliers utilisent et rejettent des substances dangereuses. Ces substances regroupent des polluants organiques (pesticides, solvants chlorés...) et certains métaux (mercure, plomb...). Même à faibles concentrations, elles sont nocives pour les êtres vivants car elles perturbent certaines fonctions vitales et peuvent entraîner la mort.

La pollution toxique de l'eau a plusieurs origines :

  • rejets ponctuels et identifiés: proviennent surtout des activités industrielles (industries chimiques, tanneries, papeteries, usines métallurgiques...) et des stations d'épuration des villes;
  • pollutions dites "diffuses ou dispersées": leurs sources sont difficilement identifiables car les utilisations de ces substances sont multiples. Ce peut être des solvants chlorés utilisés pour le nettoyage à sec; des détergents contenus dans les lessives et produits vaisselle...; des hydrocarbures aromatiques polycycliques ou "HAP", issus du trafic automobile et du lessivage des routes; du cadmium, conséquence de l'usure des pneus); du mercure contenu dans piles et amalgames dentaires...

Toutes ces pollutions sont d'autant plus dangereuses que les substances ne sont pas biodégradables et s'accumulent dans les organismes vivants (en savoir plus...).

Des enjeux majeurs

Pour la santé publique

Les risques sont avérés pour les utilisateurs de substances dangereuses: agriculteurs utilisant des pesticides, ouvriers manipulant des produits chimiques, personnel qui travaille dans les égouts... Les conséquences sont plus difficiles à mesurer pour les consommateurs d'eau, de fruits et légumes et de poissons contaminés.

Pour l'environnement

La pollution de l'eau, même à très faibles doses, compromet le cycle de vie d'organismes aquatiques comme les algues ou les poissons.

Pour l'économie

Les coûts directs de dépollution sont importants (construction de stations d'épuration pour les industries, décontamination de sites pollués...). Ils peuvent aussi être indirects, lorsque des activités sont compromises (ressource rendue impropre à la production d'eau potable, ramassage de moules interdit...). Sans oublier le coût des mesures pour préserver la santé des consommateurs (multiplication des contrôles qualité) et les milieux aquatiques (contrôle des émissions de substances).

Comment lutter contre les substances dangereuses ?

Les actions curatives de décontamination étant coûteuses il convient de privilégier la réduction à la source. Ce principe de lutte s'applique à tous: industriels, agriculteurs, particuliers...
Des solutions techniques permettent de limiter les rejets: remplacer la substance dans le procédé de fabrication, produire en circuit fermé (zéro rejet), ou traiter le rejet par les stations d'épuration industrielles ou celles des villes.
Dans le cas de pollutions diffuses provenant d'utilisateurs très nombreux et variés, d'autres actions s'imposent:

  • interdire la production et l'utilisation des substances les plus dangereuses;
  • généraliser la collecte, par les collectivités, des rejets des garagistes, imprimeurs, pressings, dentistes;
  • mener des actions de sensibilisation pour faire évoluer les comportements: utiliser des produits moins polluants (lessives...), jardiner bio, trier les déchets...

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