Installez une mare !
Vous favoriserez ainsi le développement de la biodiversité (flore, insectes, etc.). Vous pourrez l'alimenter avec l'eau de toiture.
Les eaux souterraines se trouvent dans le sous-sol où elles imprègnent les vides, les pores et les fissures de roches. Ces réservoirs, communément appelés « nappes » ou « aquifères », sont alimentés par les eaux de pluie après un cheminement plus ou moins long depuis la surface.
Par nature, l'eau souterraine est difficile à appréhender car elle est cachée.
Ce « handicap » se traduit par une attention très inégale de la part de l'homme qui se préoccupe plus volontiers des nappes qu'il exploite.
Pourtant, l'eau souterraine est une ressource majeure pour l'eau potable (les prélèvements de nappes fournissent 80 % de l'eau potable consommée dans le bassin Rhône-Méditerranée) mais aussi pour l'alimentation des cours d'eau, en particulier en période d'étiage.
Connectée aux autres milieux aquatiques (cours d'eau, zones humides, autres nappes), la nappe est le lieu de phénomènes permanents d'écoulement des eaux et de fluctuation de son niveau.
Elle peut contenir de très importantes quantités d'eau, parfois jusqu'à 50 l voire 100 l/m3.
Selon qu'elle soit libre ou captive, elle fonctionne de façon radicalement différente.

En savoir plus
Généralement de bonne qualité, l'eau souterraine peut être dégradée par des pollutions urbaine, industrielle ou agricole. Les pesticides et les nitrates, issus de l'agriculture intensive, constituent les principales menaces. Localement, la qualité des nappes est menacée par certains sites industriels pollués dont les sous-sols peuvent contenir des quantités importantes de polluants toxiques.
La pollution constitue une menace d'autant plus sérieuse que les eaux souterraines se renouvellent lentement, le retour à la qualité peut nécessiter de nombreuses années.
Localement certaines nappes sont aussi surexploitées : les ponctions d'eau réalisées sont supérieures à la capacité de réalimentation des nappes. Ces sollicitations excessives peuvent conduire à des conflits d'usages (irrigation contre alimentation en eau potable par exemple), des intrusions d'eau salée dans les nappes proches du littoral qui rendent l'eau impropre à la consommation, des assèchements de sources ou de cours d'eau.
Préserver les eaux souterraines : les actions à mettre en oeuvre
Trop rares sont les eaux souterraines bénéficiant de dispositifs de gestion concertée opérationnels (contrat de nappe, SAGE.) pour permettre aux acteurs (élus, distributeurs d'eau potable, agriculteurs, industriels…) de s'entendre pour agir.
Avant toute chose, il est urgent de se mobiliser !
Aujourd'hui, il s'agit d'engager des programmes de réhabilitation sur les sites prioritaires :
Des restrictions d'utilisation en période de sécheresse doivent aussi parfois être prises.
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