Réduction de la pollution par les eaux pluviales

La maîtrise des eaux de pluie devient une priorité de l’assainissement. L’objectif est d’éviter en cas de pluies les débordements des réseaux qui polluent les milieux sensibles et menacent la baignade et la conchyliculture.

En cas de pluie, l’eau de pluie collectée se mélange aux eaux usées dans les réseaux d’assainissement. Lorsqu’elle est collectée en grande quantité, elle provoque le débordement des réseaux ou  le dysfonctionnement des stations  de traitement des eaux usées.
Sur des sols de plus en plus imperméabilisés, ces  évènements sont de plus en plus fréquents et polluent les rivières. Les riverains sont également gênés par des reflux d’eau au niveau des bouches d’égout, ou par des odeurs nauséabondes, et les baignades en aval deviennent interdites pendant plusieurs jours.

DES TECHNIQUES POUR INFILTRER L’EAU LA OU ELLE TOMBE

Noues, fossés d’infiltration, toitures végétalisées, jardins de pluie…  ces nouvelles techniques évitent d’engorger les réseaux en infiltrant l’eau là où elle tombe. Ces solutions ont le double avantage d’être économiques (l’eau infiltrée n’aura pas à être traitée dans les stations d’épuration) et de préparer les villes au changement climatique (lutte contre les îlots de chaleur, recharge des nappes).  Elles participent aux économies d’eau potable, grâce à la réutilisation de l’eau de pluie pour l’arrosage des espaces verts par exemple, et réintègrent l’eau et la nature dans la ville.

 

LES MOYENS MIS EN OEUVRE

La désimperméabilisation : une incitation réglementaire plurielle

La gestion à la source et l’infiltration des eaux pluviales sont maintenant intégrées aux règlementations de l’assainissement, de l’urbanisme et de la biodiversité.

L’arrêté du 21 juillet 2015 relatif au système d’assainissement impose dans les études de conception, l’analyse des solutions de gestion des eaux pluviales le plus en amont possible et leur mise en œuvre si elles sont économiquement viables.

Le décret du 29 décembre 2015 relatif à la modernisation des plans locaux d’urbanisme (PLU) permet aux règlements des PLU d’imposer à un projet des surfaces minimales non imperméabilisées.

Enfin la loi du 10 juillet 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages autorise les projets de type ZAC, drive… s’ils intègrent sur les aires de stationnement des revêtements de surface, des aménagements hydrauliques ou des dispositifs végétalisés favorisant la perméabilité et l’infiltration des eaux pluviales ou leur évaporation.

Des aides financières de l’agence de l’eau

L’agence de l’eau met en œuvre ces politiques publiques au travers de mesures incitatives :

 Des outils pour vous accompagner

Eaux pluviales : guide technique du SDAGE, vers la ville perméable, comment désimperméabiliser les sols?

Ce guide technique s'adresse aux collectivités et maîtres d’ouvrages.  Il crée le lien entre politiques de l’eau et de l’urbanisme.

Eaux pluviales : Osons désimperméabiliser les sols !

Ce fascicule de 8 pages présente les bonnes raisons de déconnecter et d’infiltrer les eaux pluviales, ainsi que des retours d’expériences  de collectivités.