Epuration des eaux usées

Après 20 ans de remise aux normes du parc français des stations d’épuration, imposée par la directive eaux résiduaires urbaines de 1991, la pollution organique d’origine domestique est mieux éliminée par les installations des grandes villes. Les nouvelles priorités de l’assainissement sont l’amélioration des performances des petites et moyennes stations et la diminution de la pollution causée par les débordements des systèmes d’assainissement par temps de pluie

En matière d’assainissement, des progrès significatifs ont été réalisés, notamment à travers la mise en conformité des équipements. Ces efforts sont visibles : la pollution organique a été divisée par 10 en 20 ans. Mais toute pollution n’a pas disparu dans les cours d’eau. Les efforts doivent être poursuivis face aux enjeux du SDAGE (atteinte du bon état, non dégradation du milieu).

Station d’épuration Montpellier (photo)Photo : Copyright Alain Cabot

Aquapole, station d’épuration innovante à Grenoble (photo)Photo : Copyright Grenoble Alpes métropole

L’Arbresle, point de rejet de station d’épuration (photo)Photo : Copyright agence de l’eau

LES PRINCIPAUX AXES DE VIGILANCE POUR LES COLLECTIVITES

Les collectivités doivent intégrer dans la gestion de l'assainissement :

  • la mise en oeuvre de traitement plus poussé pour l'azote et le phosphore dans le cas de stations d'épuration qui rejettent dans des milieux sensibles à l'eutrophisation ;

  • la bonne gestion du développement de l’urbanisation et des infrastructures qui accroissent la pollution du milieu liée au ruissellement par temps de pluie ;

  • le travail sur la résorption des substances dangereuses dans le rejet des effluents urbains (industriels, artisans, particuliers) ;

  • une gestion patrimoniale qui permet de pérenniser les ouvrages et d'inscrire les services d'assainissement dans une perspective de gestion durable,

  • l’anticipation de la croissance démographique qui entraîne l’augmentation de la pollution rejetée dans les réseaux et donc dans les stations d’épuration d’où un risque de saturation de l’ouvrage,

  • des économies d’échelle grâce à l’intercommunalité, ce qui permet à coût mutualisé d'améliorer la performance des équipements.