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La lutte contre les pollutions par les substances dangereuses (métaux, polluants organiques, pesticides...) constitue un enjeu environnemental, sanitaire et économique.
Les substances dangereuses, même à très faible concentration, dégradent la qualité de l’eau potable, les produits de la pêche et de la conchyliculture. Elles appauvrissent la vie biologique de nos rivières, lacs et eaux côtières. Certains enjeux sanitaires sont aujourd’hui spécifiquement identifiés.
En chiffres sur les bassins Rhône-Méditerranée et Corse
Résultats de la campagne de recherche des substances dangereuses (2002-2006)
Parmi les 106 substances recherchées :
Résultats du programme de surveillance de l’état des eaux 2008
Face à ces enjeux, plusieurs directives européennes visent à réduire l’impact des substances dangereuses sur les milieux aquatiques et les risques pour la santé : directive 76/464/CEE, directive REACH (restrictions de mise sur le marché et/ou d’utilisation) et directive cadre sur l’eau (DCE).
Pour atteindre les objectifs de la DCE (bon état chimique des eaux et suppression des rejets de substances dangereuses), deux types d'action doivent être mises en oeuvre et sont soutenues par l'Agence de l'eau : améliorer la connaissance des pressions et renforcer la réduction ou l’élimination des pollutions.
Le Ministère de l’Environnement a réuni dans le « Plan national Substance » l’ensemble des actions à mener d’ici 2013 selon 4 axes :
Les SDAGE reprennent les engagements nationaux. Ainsi d’ici 2015, l’objectif est de :
En savoir plus
Etude sur les coûts de réduction des rejets de substances toxiques
L’Agence de l’eau soutient les campagnes réglementaires de recherche des substances dangereuses à travers notamment un accompagnement financier :
>> Des redevances
L'Agence de l'eau incite les entreprises et les collectivités à réduire leurs rejets à travers la redevance pour pollution non domestique.
Elle est proportionnelle aux quantités annuelles de pollution rejetées dans le milieu aquatique. Les taux sont fixés par éléments polluants. Les paramètres toxiques (METOX et matières inhibitrices) ont vu leur part augmentée sensiblement dans le calcul de la redevance, ce qui traduit une incitation forte à réduire les rejets toxiques.
>> Des aides
Des programmes d’acquisition de connaissance
Coordonné par le Cemagref et financé par l’ANR (Agence Nationale pour la Recherche), le Programme AMPERES (2006-2009) a conduit à l’évaluation des performances d’élimination des micropolluants des filières d’épuration conventionnelles pour les eaux et les boues, ainsi que de certaines filières avancées pour le traitement de l’eau. L’Agence de l’eau est partenaire technique.
La Région Franche Comté est particulièrement concernée par les rejets des industries du traitement de surface. L’Agence de l’eau contribue, par le projet Metaldex, à la mise en œuvre d’un partenariat original université / industries. Le laboratoire Chrono-environnement (UMR 6249 CNRS) de l’université de Franche Comté apporte son expertise auprès des industriels de la région de manière à limiter l’impact de leurs rejets sur les milieux aquatiques.
Un plan national est en cours d'élaboration pour préciser l'enjeu de la présence dans les eaux de résidus de médicaments. Pour ce type de substances, des travaux de recherche viennent aider les décideurs à prendre la mesure du problème et préparer un mode de gestion adapté.
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